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MOBILITE ET TRANSPORTS

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A65 - Une nouvelle autoroute pour l’Aquitaine

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15 décembre 2010 (mis à jour le 17 décembre 2010)

Le Préfet de Région Aquitaine Dominique Schmitt lors de l'inauguration de l'A65 Crédit photo : DREAL Aquitaine


Le 14 décembre 2010, soit moins de 4 ans après la signature du contrat de concession, Dominique SCHMITT, préfet de la région Aquitaine, a inauguré l’autoroute A65 entre Langon et Pau.

Cette nouvelle liaison autoroutière, longue de 150 km, s’inscrit pleinement dans la logique du grenelle de l’environnement pour offrir aux aquitains une infrastructure, rapide, sûre et respectueuse de son environnement.






Une avancée majeure pour les Aquitains

A l’issue d’un chantier qui aura duré moins de 3 ans pour un investissement de 1,2 milliards d’euros, l’A65 qui comprend, notamment, 162 ouvrages d’art dont un viaduc de près de 450 m pour le franchissement du Gabas, 8 diffuseurs et 2 échangeurs autoroutiers, va faciliter la vie des habitants en rapprochant Bordeaux, Mont-de-Marsan et Pau. Par exemple, le temps de trajet entre Bordeaux et Pau sera dorénavant de 2 h, au lieu de 3 h auparavant.
L’A65 constitue aussi une avancée indéniable pour la sécurité des usagers sur un itinéraire réputé accidentogène.
Elle va également renforcer la cohésion de l’ensemble de la région et contribuer au développement et à l’aménagement du territoire aquitain. Elle va notamment :

  • faciliter le développement de projets communs entre ses deux pôles majeurs ;
  • contribuer au développement des synergies entre les grands équipements (ports, aéroports, hôpitaux, universités, etc.) ;
  • optimiser la desserte de Mont-de-Marsan et de l’ensemble de l’espace central aquitain aujourd’hui enclavé faute d’infrastructure de transport performante ;
  • et faciliter l’accès aux zones touristiques du sud de l’Aquitaine (stations de sport d’hiver, stations thermales, tourisme vert, etc.).
    Sa mise en service mi-décembre va de surcroît rendre les stations de sports d’hiver des Pyrénées plus accessibles, dès la saison 2011.

Viaduc du Gabas Crédit photo : Cete SO

Des mesures sans précédent en faveur de la protection du cadre de vie et de l’environnement

Le déploiement massif de mesures de protections et de compensations environnementales poussées et très régulièrement contrôlées par les services de l’Etat présente un caractère innovant pour un chantier de cette nature.

De nombreux passages adaptés pour la faune sauvage notamment le vison d’Europe, des dispositifs de protection contre le bruit, la préservation des milieux aquatiques et de la ressource en eau, des mesures de compensations environnementales très ambitieuses, la démarche « 1% paysage et développement »…, autant de mesures qui constituent des aménagements, inédits à cette échelle, pour réduire l’impact sur l’environnement et qui font de l’A65 un exemple d’insertion environnementale et de prise en compte du cadre de vie des habitants.

Pour ce qui concerne le milieu humain, parmi les mesures mises en œuvre, une grande attention a, notamment, été portée à l’intégration paysagère de l’autoroute et à la mise en place des dispositifs de protection acoustique, en privilégiant le traitement à la source (merlons, murs anti-bruit). Les pistes utilisées par les engins agricoles ou sylvicoles et en particulier celles utilisées pour la défense des forêts contre les incendies ont été rétablies ou rabattues.

Concernant la protection de l’environnement, les études réalisées avant les travaux par les services de l’Etat, puis par le concessionnaire A’liénor, ont permis de déterminer et de mettre en œuvre, sur les 150 Km de tracé, des mesures appropriées selon l’intérêt environnemental des nombreuses zones concernées et selon les enjeux associés.

Ces mesures concernent principalement la protection de l’eau et des milieux humides et la protection des espèces animales et de leurs habitats.

Une zone humide Crédit photo : Cete SO Une salamandre Crédit photo : Cete SO

Des mesures de réduction des impacts prises dans le domaine de la protection de l’eau et des milieux humides :

Pour garantir le respect des écoulements superficiels (rivières, crastes), en particulier la transparence de l’ouvrage sur le plan hydraulique et au regard du risque d’inondations, ainsi que le respect des eaux souterraines (captages d’eau potable, sources, etc.), tous les cours d’eaux présentant un intérêt sont franchis par des ponts construits sans aucune intervention dans le lit mineur de la rivière (pas de piles dans le cours d’eau), en maintenant les berges naturelles et les ripisylves (végétation le long des cours d’eau). Les poissons et tous les mammifères qui circulent le long des cours d’eau ont ainsi été protégés des engins et leur zone de vie n’a pas été affectée. C’est le cas de plus d’une trentaine de cours d’eau dont le Ciron, la Douze, le Gabas, le Ruimayou, le Luy-de-France.

Une zone humide Crédit photo : Cete SO

Concernant le respect des écoulements de la plate-forme de l’autoroute, l’infrastructure comporte un système de recueil, de traitement et de rejet après traitement de toutes les eaux recueillies.

Des mesures de réduction des impacts prises pour la protection des espèces animales et de leurs habitats :

Pour rendre l’ouvrage également transparent dans ce domaine, des mesures adaptées ont été mises en œuvre. Les nombreuses espèces animales remarquables, concernées par cette construction, comme le vison d’Europe, le fadet des laîches (papillon), le rhinolophe (chauve-souris), la lamproie de planer, l’écrevisse à pied blanc, les insectes saproxyliques (grand capricorne et le lucane cerf-volant), sont ainsi protégées.

Une grenouille Crédit photo : Cete SO Une libélulle Crédit photo : Cete SO

Pour éviter les collisions avec les animaux, y compris les petits mammifères comme le vison d’Europe, l’emprise de l’autoroute a été entièrement clôturée avec un grillage spécial et des couloirs de circulation des animaux ont été aménagés sous et sur l’ouvrage pour que la petite et la grande faune puisse franchir l’autoroute sans difficulté.

Par exemple, tous les ouvrages hydrauliques sont équipés de « banquettes », c’est-à-dire de trottoirs, pour permettre au vison d’Europe de traverser facilement l’ouvrage. De nombreux cours d’eau, y compris certains dont le débit est faible, sont franchis avec des viaducs qui les enjambent, ce qui permet de ne pas altérer le lit mineur et les berges, et de ne pas perturber les espèces animales vivant dans le cours d’eau comme l’écrevisse à pied blanc.

Passage mixte Crédit photo : Cete SO un ruisseau Crédit photo : Cete SO

Des mesures spécifiques, temporaires, pendant les phases travaux :

On citera, notamment, la construction d’un système d’assainissement des eaux de ruissellement pour réguler le volume et filtrer les eaux qui s’écoulent le long des pentes « décapées ». Ces eaux sont ainsi déchargées de leurs fines particules de terre avant d’être rejetées sans conséquence néfaste dans leur milieu naturel.

Un balisage des zones d’intérêt situées à proximité du chantier a également été réalisé (avec des dispositifs adaptés et des panneaux d’information) pour éviter toute intrusion humaine et a fortiori celle des engins de chantier. C’est notamment le cas de certaines zones qui abritent des espèces floristiques protégées ou des habitats de certains insectes (par exemple les insectes saproxyliques installés dans des troncs de chênes morts, ou le papillon « fadet des laîches » présent dans certaines prairies humides des Landes, etc.).

Des mesures de compensations ambitieuses :

Conformément aux engagements du Grenelle de l’environnement, des efforts sans précédent ont été faits pour répondre aux demandes du Conseil national de protection de la nature et parvenir à un haut niveau d’intégration environnementale du projet.

En complément des mesures pour réduire l’impact de l’infrastructure, le concessionnaire a ainsi l’obligation de préserver ou reconstituer 1372 ha d’habitats en compensation des consommations d’habitats d’espèces remarquables. Il a donc engagé un processus de restauration de la biodiversité en acquérant et requalifiant, le cas échéant, des espaces naturels propices au développement des espèces protégées, notamment le vison d’Europe, les chiroptères, l’écrevisse à pied blanc ou le fadet des laîches.

De plus, avec l’aide d’organismes spécialisés, le concessionnaire A’Liénor est tenu de gérer ces sites durant toute la durée de la concession.

A65 Crédit photo : Cete SO

La démarche « 1% paysage et développement » : des mesures d’accompagnement concrètes

La démarche « 1% paysage et développement » est destinée à soutenir financièrement les projets locaux de mise en valeur des paysages, naturels ou bâtis, situés aux abords de l’autoroute. Elle constitue un véritable effet de levier dont peuvent se saisir les collectivités locales pour préparer au mieux l’arrivée de l’autoroute.

Une enveloppe totale de 5 millions d’euros permet de subventionner des études et des actions de ce type au bénéfice des territoires traversés par l’autoroute.

A la suite de la validation du dossier d’axe par un comité national le 13 octobre 2009, trois appels à projets ont été lancés. A l’issue des 2 premiers appels à projets, 29 projets, générant plus de 4.6 M€ HT d’investissement, bénéficient d’ores et déjà de subventions à hauteur de 1.1 M€.

Parmi ceux-ci figurent notamment l’aménagement du site naturel des Neuf Fontaines à Bostens (Landes) ; plusieurs plans d’aménagements paysagers aux abords des échangeurs, véritables portes d’entrées pour la découverte des territoires ; la mise en valeur du patrimoine de pays (églises, séchoirs à tabac, etc.) ; le réaménagement de centres bourgs.

Le troisième appel à projets est en cours.

A65 Crédit photo : Cete SO

Des services de l’Etat particulièrement mobilisés tout au long du chantier pour veiller au respect de l’exécution de toutes les mesures.

Un comité de suivi des mesures de compensations environnementales

Pour examiner les compensations environnementales mises en places par A’Liénor (prévues par un arrêté ministériel et des arrêtés préfectoraux) le préfet de région a installé un comité de suivi qui s’est réuni à deux reprises sous sa présidence, le 14 janvier et le 24 novembre 2009. Ce comité associe les services de l’Etat, des collectivités, des associations de protection de la nature et des experts. Il est tenu informé de l’avancement des mesures qui doivent être entièrement mises en œuvre d’ici juillet 2012.

La DREAL Aquitaine, qui a fixé des exigences précises pour chaque espèce, veille au respect de ces mesures. Elle valide les sites de compensations proposés par le concessionnaire puis approuve les mesures de gestion qu’il met en œuvre.

Un suivi attentif des engagements pris par l’Etat et mis en œuvre par A’Liénor

Les services du ministère de l’écologie en région, en premier lieu la DREAL Aquitaine, sont particulièrement vigilants au respect de toutes ces mesures qui sont précisément consignées dans un « dossier des engagements de l’Etat ». Le concessionnaire A’Liénor est tenu de respecter et de mettre en œuvre ces engagements. Pour cela, des visites de contrôle ont été régulièrement réalisées durant toute la phase de construction.

Un comité de suivi de ces engagements présidé par le préfet de région a été créé et s’est réuni à deux reprises (7 septembre 2007, 13 octobre 2008). Il rassemble plus d’une centaines de personnes : élus, représentants d’associations de protection de l’environnement, acteurs socio-économiques, services de l’Etat concernés. Il peut être saisi par quiconque a connaissance d’un non-respect de ces engagements.

A65 crédit photo : Cete SO

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